Choléra

Le choléra est une infection provoquée par l’ingestion d’eau contaminée par la bactérie Vibrio cholerae. Beaucoup de personnes infectées ne présentent pas de symptômes mais évacuent la bactérie par leurs selles. Cela contribue à la propagation du virus par la voie orale-fécale. La transmission du choléra est fortement liée au manque d’infrastructure séparant les eaux propres des eaux usées. La forme la plus sévère de l’infection se caractérise par des diarrhées aiguës qui peuvent provoquer une déshydratation sévère. Le choléra peut s’avérer mortel en l’absence de traitement.

Le traitement contre le choléra consiste à administrer aux malades des sels de réhydratation orale. Il existe actuellement deux types de vaccins contre le choléra. Il s’agit dans les deux cas de vaccins à germes entiers, l’un avec une sous-unité B recombinante, l’autre sans. Tous deux assurent une protection durable de 50%, se maintenant pendant deux ans en situation d’endémie. L’administration des vaccins reste un moyen complémentaire aux mesures de lutte habituelle contre le choléra.

Selon l’OMS, les cas de choléra sont en pleine résurgence. On estime qu’il y a environ trois à cinq millions de cas de choléra, avec 100 000 à 120 000 décès par an. Cependant la véritable charge de la maladie reste inconnue due au caractère limité des systèmes de surveillance dans la plupart des pays.

C’est pourquoi l’AMP, à travers le projet Africhol, a développé un réseau de système de surveillance dans onze pays pour déterminer l’incidence du choléra en Afrique subsaharienne. Les données recueillies par le projet serviront à éclairer les décisions concernant les meilleures interventions à réaliser pour prévenir et endiguer le choléra, y compris la vaccination et l'amélioration de la qualité de l'eau, l'assainissement et l’hygiène du milieu.