L’Afrique de l’Ouest constitue un point sensible pour les maladies infectieuses émergentes et est une région où le fardeau des maladies d’origine animale est particulièrement élevé. L’épidémie de la maladie d’Ebola en 2014 avait révélé la fragilité et l’impréparation des systèmes de santé nationaux et régionaux. Elle illustre dramatiquement d’une part, la nécessité d’une approche plus harmonisée, de la surveillance des maladies, de la gestion des alertes et de la réponse aux épidémies et d’autre part de la santé publique au sens large, dans les pays de l’Afrique de l’Ouest. C’est dans ce contexte que l’Organisation Ouest Africaine de Santé (OOAS) a été mandatée par les Chefs d’Etats de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour renforcer les capacités intersectorielles et régionales de surveillance, d’alerte et de contrôle des maladies pour une meilleure prise en charge des nombreux épisodes épidémiques et les anticiper.

Le projet RIPOST a pour objectif de renforcer les systèmes de surveillance en améliorant les capacités de santé publique pour la lutte contre les épidémies en Afrique de l’Ouest et spécifiquement au Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Niger et Togo. L’AMP a été recrutée par l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) à travers un appel d’offre, pour piloter un groupement d’opérateurs internationaux constitué de l’Institut de santé publique, d’épidémiologie et de développement (ISPED), the International Association of National Public Health Institutes (IANPHI), l’Institut de recherche pour le développement (IRD), Santé publique France et Solidarité Thérapeutique et Initiatives pour la Santé (SOLTHIS).

L’AMP, en tant que chef de file, et le groupement d’opérateurs sont chargés par l’OOAS de l’exécution des activités se rattachant à deux composantes du projet :