La poliomyélite est en passe d’être éliminée au niveau international. La phase finale prévoit l’éradication de façon définitive de tous les poliovirus (PV), qu’ils soient sauvages (PVS) ou circulants dérivés de souches vaccinales. Ces-derniers proviennent des virus atténués présents dans les vaccins antipoliomyélitique oraux vivants (VPO) et peuvent rarement provoquer des cas de poliomyélite paralytique. Ainsi, l’Organisation mondiale de la Santé a recommandé le retrait du VPO à l'échelle mondiale à l’horizon 2019-2020 à la condition d’introduire dans le calendrier vaccinal au moins une dose de vaccin antipoliomyélitique injectable (VPI) d’ici fin 2015.

La surveillance environnementale permet d’identifier toute transmission résiduelle de PVS dans les zones endémiques, de repérer le plus tôt possible de nouvelles importations dans des zones ré-infectées de façon récurrente et documenter l'élimination des virus vaccinaux après le retrait du VPO. Or ceci dépend entièrement de la sensibilité du système, à savoir, sa capacité à garantir des résultats négatifs comme l’absence de circulation du virus et pouvoir relier le niveau de circulation du virus dans la population aux concentrations en PV détectées dans le système.

Dans ce contexte l’Agence de Médecine Préventive (AMP), en partenariat avec le ministère de la Santé du Cap Vert, réalise une étude de faisabilité d'un an pour évaluer la sensibilité d’un système de surveillance environnementale de circulation du poliovirus dans les eaux usées.